Edito du Président

Retrouvez l'édito du président, présenté lors de l'assemblée générale de la CRCC de Lyon-Riom qui s'est tenue le 3 septembre dernier.

L’assemblée générale de l’exercice 2020 est la première de la CRCC LYON-RIOM, créée le 1er novembre 2020 suite au rapprochement des CRCC de Lyon et de Riom.

 

Notre Compagnie régionale regroupe aujourd’hui près de 1 000 commissaires aux comptes répartis sur les départements de l’Ain, de l’Allier, du Cantal, de la Haute Loire, de la Loire, du Puy de Dôme et du Rhône.

 

Cette assemblée générale marque également le premier grand rassemblement de confrères de la nouvelle compagnie régionale en présentiel depuis 10 mois. Même si la mise en œuvre de solutions dématérialisées, y compris pour l’assemblée de l’an passé, a permis de garder le lien, ce n’est pas comparable avec le plaisir de se retrouver, qui plus est dans le cadre magnifique de Vulcania.

 

Au cours des 2 dernières années, la profession aura connu des secousses extrêmement violentes, du fait de la loi Pacte d’abord, puis de la pandémie. Nous sommes au cœur d’une période de transition, rendue complexe par un environnement mouvant et incertain.

 

Avec la conscience des souffrances et des difficultés rencontrées par de nombreux professionnels, il est fondamental de continuer à aller de l’avant et de réaffirmer l’importance du rôle du commissaire aux comptes.

 

En juillet 2019, en synthèse d’Audit & Co, vous aviez identifié des thèmes forts à mettre en avant :

-           la volonté unanime de préserver l’ADN de la profession et la séparation claire et tranchée entre l’audit et le conseil ;

-          la nécessité de replacer l’humain au cœur du métier ;

-          la nécessité de réveiller la fierté et le désir des professionnels.

 

Ces thèmes restent plus que jamais d’actualité. Les « affaires » rendues publiques ces derniers mois à l’étranger ainsi que certaines prises de position relayées dans la presse, en particulier au Royaume Uni (déontologie, co-commissariat aux comptes…) nous le rappellent régulièrement.

 

Dans cet esprit, un double challenge s’offre à nous :

-         démontrer notre utilité aux différents acteurs économiques et créer chez eux un « réflexe commissaire aux comptes ». C’est tout l’enjeu de la démarche de développement que nous avons souhaité mettre en avant lors de notre université d’été.

-         jouer pleinement notre rôle en matière de prévention des difficultés des entreprises, thème qui va malheureusement rester au cœur de l’actualité dans les mois à venir.

 

Que ce soit au travers de l’opinion que nous émettons sur les comptes ou de notre rôle d’alerte en cas de remise en cause de la continuité d’exploitation, nous avons un rôle majeur à jouer dans la période à venir.

Pour ce faire, nous devons nous appuyer sur notre déontologie, sur notre régulateur. S’ils sont parfois perçus à tort comme des obstacles, il faut comprendre qu’ils représentent au contraire des atouts, qui nous distinguent de nombreuses autres professions. Nous sommes en premier lieu au service de l’intérêt général et le cadre règlementaire qui nous entoure en est la meilleure garantie.

Notre profession doit pleinement jouer son rôle de garant de la sécurité financière et de créateur de confiance, condition sine qua non à une reprise rapide et efficace de notre système économique.

Ce sont ces valeurs qui nous permettront d’assoir notre positionnement dans l’environnement économique et politique.

 

Il faut en avoir conscience et surtout en être fier.

 

Par ailleurs, notre profession est à l’orée d’une mutation technologique avec l’avènement des robots et de l’intelligence artificielle. La fonction comptable dans les grandes entreprises se centralise, la facture électronique se généralise, les premiers jalons sont en train d’être posés pour une automatisation des processus comptables.

 

Il en résultera mécaniquement une évolution, voire une révolution, qui touchera la profession de commissaire aux comptes avec des outils, des méthodes et des approches différentes de ce que nous pratiquons aujourd’hui. Là encore, nous entrons dans une phase de transition, sachant que l’intelligence artificielle ou la robotisation seront des outils à notre service, qui ne devront pas nous éloigner de notre ADN et de nos valeurs.

 

De manière constante, c’est en s’appuyant sur ses valeurs et son ADN que la profession répondra à tous les obstacles rencontrés depuis 2 ans et accompagnera la reprise de l’environnement économique.